L’association Inter-Environnement Bruxelles (IEB) suspendra ses activités pendant quatre semaines, à compter du lundi 2 novembre. Cette décision est due à la réduction de ses subsides régionaux, qui a déjà entraîné plusieurs licenciements et des baisses de temps de travail. L’organisation souhaite profiter de cette interruption pour repenser ses priorités et son fonctionnement.
Une diminution structurelle des subsides
Active depuis plus de 50 ans dans les débats liés à l’urbanisme, à la mobilité et à l’environnement dans la capitale, l’association fait face à des difficultés financières croissantes.
“Suite à la diminution structurelle de nos subsides, nous avons décidé de nous arrêter pendant un mois”, explique l’association sur les réseaux sociaux. Durant cette période, ses équipes ne répondront plus aux messages reçus. L’objectif est de prendre le temps d’évaluer les priorités et d’améliorer le fonctionnement de l’organisation, dont les ressources humaines et financières ont considérablement diminué.
Des subsides réduits de 20 %
Au printemps dernier, IEB avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les menaces qui pesaient sur ses financements régionaux. Une mobilisation citoyenne, marquée par l’envoi de quelque 300 lettres de soutien, lui avait permis d’obtenir une partie des montants attendus pour 2026. Ce répit n’a cependant pas suffi à stabiliser sa situation.
L’association dénonce une réduction de 20 % de son subside dédié aux matières environnementales. Le financement de ses activités liées à la mobilité n’a été garanti que pour les six premiers mois de l’année. IEB affirme n’avoir reçu aucune nouvelle concernant le versement de la seconde tranche.
À ces difficultés s’ajoute la fin des perspectives de financement pluriannuel. Alors que l’association bénéficiait auparavant d’un engagement régional lui permettant de solliciter ce type de soutien, elle devra désormais renouveler ses demandes chaque année.
Plusieurs emplois supprimés
Les conséquences se font déjà sentir sur le personnel. Selon l’association, trois travailleurs ont été licenciés en l’espace d’un an. Actuellement, deux salariés sont encore en préavis jusqu’à fin janvier, deux autres ont déjà quitté l’association en 2026 et trois ont réduit leur temps de travail.
“Cette précarité, liée à la non-indexation des montants, alors que les salaires, eux, le sont, fragilise la stabilité de l’emploi et le suivi des dossiers à long terme”, souligne l’association. “Dans ces conditions, nous ne pourrons, de toute évidence, pas accomplir le même travail qu’auparavant”, déplore l’IEB.