Le gouvernement bruxellois considère que le conflit d’intérêts soulevé par la Flandre à l’encontre des mesures fédérales concernant les routes aériennes de Brussels Airport est « infondé » et sans « base juridique », selon un rapport de Belga. Dans une note approuvée jeudi, l’exécutif régional réaffirme sa détermination à réduire les nuisances sonores liées au survol de la capitale et réclame une répartition plus équitable du trafic aérien.
Cette déclaration intervient suite à la décision du gouvernement flamand, prise le 23 octobre, de contester certaines mesures annoncées par le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke. Présentées le 1er octobre, ces mesures portent notamment sur l’utilisation des pistes de Brussels Airport, les routes de vol et les procédures d’approche des avions.
Sur proposition de la secrétaire d’État bruxelloise à l’Environnement et au Climat, Ans Persoons (Vooruit), le gouvernement régional souhaite défendre les intérêts des habitants exposés aux nuisances aériennes. Il demande que les décisions soient prises sur la base de critères objectifs et transparents, prenant en compte la densité de population et les effets du bruit sur la santé publique.
Bruxelles réclame une répartition plus équitable des vols
Ce dossier sera abordé lors du comité de concertation prévu le 16 novembre. Le ministre-président bruxellois, Boris Dilliès, devra y défendre la position de son gouvernement et insister sur la nécessité d’une meilleure répartition des routes aériennes pour limiter les nuisances au-dessus de Bruxelles.
L’exécutif régional demande également un accès transparent aux données relatives au trafic aérien. Il souhaite obtenir des précisions sur l’utilisation des pistes 01 et 07, ainsi que sur la procédure d’approche RNP de la piste 07L.
Enfin, le gouvernement bruxellois appelle les autorités fédérales à poursuivre les études initiées et à travailler à l’élaboration d’une loi fédérale sur la navigation aérienne. Il attend aussi une justification claire des mesures envisagées d’ici le 1er décembre, tout en réaffirmant sa volonté de faire respecter les normes de bruit et de protéger les habitants des nuisances aériennes excessives.