Aujourd’hui: Nov 06, 2026
Bruxelles perçoit 6 millions d'euros d'amendes pour des locations Airbnb illégales

Bruxelles perçoit 6 millions d’euros d’amendes pour des locations Airbnb illégales

À la fin de l’année 2026, la Région de Bruxelles-Capitale prévoit de générer environ 6 millions d’euros d’amendes liées à des locations de courte durée illégales, visant particulièrement les propriétés Airbnb non enregistrées, rapporte 24brussels.

L’autorité fiscale bruxelloise a déjà accumulé un minimum de 5 millions d’euros grâce aux contrôles effectués en 2025 et 2026, comme l’a confirmé le cabinet du ministre bruxellois des Finances, Dirk De Smedt (Anders). Le montant total attendu pourrait dépasser les 6 millions d’euros d’ici la fin de l’année.

Depuis 2016, les propriétaires louant des biens via des plateformes telles qu’Airbnb doivent s’enregistrer et payer une taxe de séjour. La structure fiscale impose un tarif de 5 euros par nuitée, incluant les surtaxes communales, ou un tarif réduit de 4 euros pour les chambres situées dans les résidences occupées par leur propriétaire.

Malgré ces réglementations, de nombreux propriétaires ont opéré sans les enregistrements requis, échappant ainsi à leurs obligations fiscales. En 2022, après un long litige qui a conduit à une décision de la Cour européenne de Justice, la Région bruxelloise a réussi à contraindre Airbnb à fournir des données clients à l’autorité fiscale de Bruxelles.

Pour lutter contre le non-respect de la réglementation, l’autorité fiscale bruxelloise a lancé une vaste campagne de contrôle ciblant les hôtes Airbnb tout au long de 2025 et 2026. Les propriétaires non enregistrés risquent des amendes de 1 000 euros par logement, en plus des impôts dus. Lors de l’évaluation de ces montants impayés, les autorités fiscales ont présumé que les biens étaient loués toute l’année, sauf si les propriétaires pouvaient fournir des preuves contraires.

À l’initiative du président régional, Boris Dilliès (MR), le gouvernement bruxellois a décidé cet été d’assouplir certaines restrictions relatives aux locations de courte durée. À compter du 1er janvier 2027, les propriétaires louant leur résidence principale n’auront plus besoin d’un permis d’urbanisme. Le processus d’obtention d’un certificat de sécurité sera également simplifié, et l’approbation écrite des associations de copropriétaires ne sera plus obligatoire. Néanmoins, l’enregistrement des propriétés et le paiement de la taxe de séjour resteront obligatoires.

Le bureau des impôts de Bruxelles continue à surveiller de près le respect de ces changements.

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