La Belgique continue de s’engager auprès de la région du Sahel
Engagement en dépit des défis politiques
Malgré des difficultés politiques significatives, la Belgique s’engage à maintenir son interaction avec la région du Sahel, qui comprend des pays comme le Burkina Faso et le Mali. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, doit se rendre dans cette zone dans les jours à venir.
La région du Sahel a connu des troubles ces dernières années, notamment des coups d’État militaires au Niger et au Burkina Faso, ce qui a compliqué les relations avec l’Europe. Néanmoins, Prévot affirme que la région demeure stratégiquement importante. « Le Sahel ne devient pas moins stratégique parce qu’il est devenu plus difficile pour nous », a-t-il déclaré avant son départ. Il a souligné l’interdépendance des populations : « Dans un monde interdépendant, ce qui se passe dans le Sahel a également des conséquences pour l’Europe, et vice versa. »
Actuellement, seuls quatre pays européens, dont la Belgique, maintiennent une présence diplomatique à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. À noter qu’aucun ministre des Affaires étrangères d’un État membre de l’UE n’a entrepris de mission multi-pays dans le Sahel depuis 2022, selon le ministère belge des Affaires étrangères.
Prévot vise à maintenir le dialogue tout en reconnaissant les divergences existantes. « Nous ne devons pas nier [les différences d’opinion] », a-t-il fait remarquer. « Cependant, je suis convaincu que le dialogue est possible, même concernant ces divergences, tant qu’il est mené de manière respectueuse et transparente. »
Lors de sa visite, il compte s’engager avec les populations locales, mettant en avant l’importance d’écouter ceux qui façonneront l’avenir de la région. « C’est particulièrement important pour les jeunes », a noté Prévot. « Ils doivent être au centre de notre relation avec la région, pas seulement dans nos discours. »