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La VUB confrontée à des licenciements et une charge de travail accrue en raison de coupes budgétaires de 12,8 millions d'euros

La VUB confrontée à des licenciements et une charge de travail accrue en raison de coupes budgétaires de 12,8 millions d’euros

La Vrije Universiteit Brussel (VUB) fait face à d’importants défis en matière de personnel alors qu’elle se prépare à débuter l’année académique le 22 septembre 2026, dans le cadre d’un mandat du gouvernement flamand visant à appliquer des coupes budgétaires totalisant 12,8 millions d’euros. Des sources rapportent une atmosphère de détresse généralisée parmi les membres du personnel, avec des témoignages d’employés exprimant leurs plaintes dans les bureaux.

Les réductions budgétaires ont entraîné une augmentation de la charge de travail pour les employés permanents, qui doivent désormais assumer plus de responsabilités et de cours supplémentaires. Pendant ce temps, ceux en contrat temporaire font face à des choix difficiles quant à leur emploi : soit accepter une réduction de leurs heures, soit faire face à un licenciement. BRUZZ a appris qu’un membre du personnel enseignant a été sollicité pour accepter une réduction de 40 % de son contrat, tout en devant maintenir le même nombre de classes. De telles situations auraient affecté plusieurs membres du personnel.

Au sein de la Faculté des Arts et de Philosophie, au moins 20 membres du personnel enseignant ont été touchés de diverses manières par les réductions de financement. Certains individus ont décliné les nouvelles conditions et choisi de partir, ce qui n’est pas officiellement enregistré comme des démissions. De plus, le personnel de soutien dans l’administration centrale a également subi des réductions, avec une annonce récente confirmant le licenciement de deux agents administratifs liés aux coupes budgétaires.

Cible de 2,8 millions d’euros

Initialement, des rapports de ce printemps suggéraient que la VUB pourrait étaler les suppressions de personnel sur cinq ans, mais cette année, une réduction de 2,8 millions d’euros doit encore être réalisée, ce qui équivaut à environ 28 postes équivalents temps plein dans un effectif universitaire d’environ 4 000 employés. L’université vise à atteindre ces coupes principalement par le biais de départs volontaires et d’un gel des recrutements, qui reste en vigueur. Les membres du personnel souhaitant bénéficier du schéma de départ peuvent postuler jusqu’au 30 septembre, compliquant ainsi les évaluations immédiates des démissions.

Une source de l’administration centrale a noté un décalage entre les déclarations publiques et les réalités internes. L’Office des relations internationales et de la mobilité de la VUB, qui comptait auparavant 30 employés, a été restructuré en une unité beaucoup plus petite de 5 à 6 personnes, avec de nombreux employés repositionnés dans différents bureaux. Il a été sous-entendu que tous les employés trouveraient de nouveaux postes, cependant, plusieurs ont été informés qu’aucun emploi n’était disponible pour eux.

De plus, des rapports indiquent qu’au moins trois employés de longue date ont été licenciés soudainement, tandis que d’autres en contrats permanents ont également été sollicité à passer à un statut de temps partiel.

La VUB a confirmé la restructuration de l’Office des relations internationales et de la mobilité, affirmant qu’il est intégré dans les opérations centrales de l’université. L’institution maintient que les changements dans la stratégie d’internationalisation ont été décidés avant les récentes coupes budgétaires. Toutefois, les détails concernant les licenciements ou les contrats non renouvelés associés à cette transition n’ont pas été divulgués.

Coefficient bruxellois

Un défi financier plus pressant est la coupe de 10 millions d’euros dans les ressources opérationnelles, que l’université ne peut pas étaler sur plusieurs années. Cette coupe inclut l’élimination du financement pour des projets bruxellois, bien que du soutien ait été apporté grâce à la solidarité d’autres universités.

De plus, le gouvernement flamand a cessé de financer les étudiants non européens. Les professeurs ont indiqué que la VUB est touchée de manière disproportionnée par ces coupes en raison de son pourcentage plus élevé d’étudiants internationaux, dont beaucoup dépendent d’une aide qui est désormais réduite.

Une des victimes notables de ces réductions de financement est l’Institut d’études européennes (IES), rattaché à la Faculté des Sciences Sociales, qui a perdu une subvention de 2,2 millions d’euros lorsque le gouvernement flamand a mis fin à sa collaboration. Un chercheur de l’IES a rapporté que le personnel impliqué dans les projets de recherche sera principalement chargé de l’enseignement au collège privé Vesalius, ce qui représente un changement significatif dans les responsabilités.

Florian Trauner, doyen de la Brussels School of Governance, a reconnu la nécessité pour l’IES de s’adapter à cette perte de financement. La VUB a, selon les rapports, accordé à l’IES une période de cinq ans pour développer un nouveau modèle économique axé sur la génération de revenus grâce à des projets externes et des formations professionnelles. Ce changement nécessite des mesures significatives de réduction des coûts, telles que la réduction du personnel administratif et de gestion de 8,8 à 4 équivalents temps plein et l’arrêt d’un programme de bourses de doctorat financé par le gouvernement, bien que toutes les bourses en cours aient été garanties jusqu’à leur achèvement.

Ressources éducatives

Les représentants syndicaux ont signalé des difficultés à obtenir une vision claire de l’impact des coupes, mais ils constatent une augmentation des demandes de conseils de la part du personnel concerné. Tim Van de Voorde du syndicat libéral Synova a illustré la décentralisation de la VUB et les effets variés des mêmes coupes budgétaires sur différentes facultés ou institutions de recherche.

Jo Coulier du syndicat socialiste ACOD a souligné que bien que le nombre d’étudiants à la VUB ait doublé au cours des deux dernières décennies, le financement de l’institution n’ait pas augmenté de manière similaire. Il a averti que ces coupes pourraient compromettre la qualité de l’enseignement, citant un manque de compréhension de la part du cabinet de la ministre flamande Zuhal Demir concernant les implications de l’enseignement dans des classes plus nombreuses.

La charge de travail accrue pour le personnel enseignant entraîne une charge significative de corrections et d’enquêtes d’étudiants, impactant directement la qualité des cours. Coulier a également exprimé une inquiétude croissante parmi les représentants syndicaux concernant des discussions budgétaires supplémentaires aux niveaux fédéral, flamand et bruxellois, qui pourraient nécessiter d’autres coupes. « Si cela se produit, nous envisagerons des actions », a conclu Coulier.

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