Le Conseil d’État a suspendu l’octroi de la concession du casino, créant une situation urgente pour la Ville de Bruxelles. À partir du 1er janvier, il n’y aura pas de titulaire de licence en place, mettant en risque 286 employés du casino de perdre leur emploi.
La Ville de Bruxelles doit rapidement déterminer qui exploitera le casino à partir de janvier, car la demande d’une nouvelle licence peut prendre plusieurs mois. L’avenir du casino bruxellois reste incertain.
En juillet, la Ville avait attribué une concession de 15 ans, censée générer des revenus de 750 millions d’euros, à ECK, la société mère de Napoleon Games, remplaçant ainsi l’exploitant actuel, Viage. Toutefois, cette décision a été suspendue par le Conseil d’État à la fin août, qui a souligné que celle-ci était fondée sur des critères non décrits dans le cahier des charges. Le Conseil a également remis en question si tous les critères des spécifications avaient été pris en compte dans la décision concernant le score maximum obtenu par ECK pour son ‘document de vision’, qui incluait des promesses d’événements au casino.
Le processus de délivrance de licences nécessite du temps
Cette suspension n’apporte pas seulement de l’incertitude à l’avenir du casino, mais laisse également peu de temps pour trouver une solution pour la période après le 31 décembre 2026, date d’expiration de la licence actuelle.
Ni ECK ni Viage ne détiennent actuellement de licence valable à partir du 1er janvier 2027, et obtenir une telle licence prend plus que quelques semaines. « On parle d’environ deux mois au minimum », a expliqué Stefaan Savenberg de la Commission des jeux. « Si un dossier est complet dès le départ, il peut être accéléré. Naturellement, nous visons un traitement fluide d’un dossier aussi important. »
Avis pour le personnel
Viage, l’exploitant actuel, doit également prendre des décisions concernant les contrats avec différents fournisseurs avant la fin décembre. De plus, si aucune clarification n’est fournie d’ici la fin septembre, les 286 employés pourraient recevoir un avis de licenciement. En cas de retards significatifs dans l’embauche, le prochain exploitant ne serait pas obligé de conserver les employés dans les mêmes conditions. Une transition sans heurts entre les exploitants permettrait au personnel de maintenir ses droits.
Deux voies potentielles
L’administration bruxelloise se trouve désormais confrontée à l’urgence de choisir entre deux voies : lancer une procédure de concession complètement nouvelle, ce qui prendrait au moins un an, ou réévaluer et justifier le choix du candidat retenu. Cette dernière option présente l’avantage de la rapidité mais risque d’entraîner un nouvel appel d’un candidat non retenu.
Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), a indiqué lors d’une réunion du conseil municipal que la ville faisait tout son possible pour garantir la continuité.
Ces derniers mois, Close a été confronté à des allégations selon lesquelles son double rôle de bourgmestre et de membre du conseil d’administration du club de football RSCA poserait un conflit d’intérêt, étant donné que le principal sponsor du club est Napoleon Games, une filiale d’ECK.