Le gouvernement fédéral belge a décidé de prolonger le déploiement de militaires dans les gares et stations de métro de Bruxelles pour au moins six mois supplémentaires. Depuis le début de l’opération ‘Urban Shield’, le nombre d’incidents enregistrés dans les gares bruxelloises a diminué de onze pour cent.
Comme prévu, les 200 soldats qui patrouillent dans et autour des gares et stations de métro de Bruxelles depuis avril resteront sur place pour six mois supplémentaires. Vendredi, le gouvernement fédéral a approuvé une proposition du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) et du ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) pour continuer l’opération ‘Urban Shield’.
Quintin et Francken soutiennent que l’opération a produit des résultats positifs, notant que d’avril à juillet, le nombre d’incidents enregistrés dans les stations a été d’environ onze pour cent inférieur à celui de la même période l’année dernière. “Les réductions les plus significatives ont été observées dans les cas de vols avec violence, de possession d’armes et de résidence illégale”, ont-ils déclaré dans un communiqué de presse.
Les militaires assistent non seulement la police ferroviaire mais sont également déployés lors d’opérations policières d’envergure, comme celles menées plus tôt ce mois-ci dans plusieurs gares bruxelloises.
La protection militaire des sites juifs continuera également sous ce déploiement prolongé.
Dans une annonce sur les réseaux sociaux, le ministre Francken a salué cette extension, déclarant : “Le conseil des ministres vient de décider que la Défense continuera d’être présente dans les gares et métros à Bruxelles. La situation de sécurité est dramatique. L’État doit reprendre le contrôle des rues dans certains quartiers chauds. Ce n’est pas Kaboul, Raqqa ou Kandahar.”