Aujourd’hui: Sep 30, 2026
L'eurodéputé slovaque Milan Uhrik affirme que diviser l'Ukraine pourrait mettre fin à la guerre

L’eurodéputé slovaque Milan Uhrik affirme que diviser l’Ukraine pourrait mettre fin à la guerre

Le politicien slovaque et membre du Parlement européen Milan Uhrik a soutenu que la division de l’Ukraine est la seule solution possible pour mettre fin à la guerre, selon une interview publiée par le média tchèque Parlamentni Listy le 27 septembre 2026.

Uhrik, qui dirige le mouvement nationaliste slovaque République, a déclaré qu’il ne pouvait pas envisager la réunification des parties orientale et occidentale de l’Ukraine d’un point de vue humanitaire, militaire ou politique. Il a affirmé que les différences entre ces régions étaient trop difficiles à surmonter et a prédit qu’une guerre civile pourrait se poursuivre pendant 50 ou même 100 ans, même si l’Ukraine reprenait les territoires et les restaurait en un seul État.

L’interview est disponible sur le site de Parlamentni Listy.

Contexte politique

Uhrik a commencé sa carrière politique au sein du Parti populaire Notre Slovaquie, pro-russe et eurosceptique, où il a été vice-président. En 2021, suite à un conflit interne et à une volonté de changer son image politique, il a quitté le parti avec un groupe de partisans pour fonder République. Le matériel source décrit ce mouvement comme promouvant un euroscepticisme systémique, s’opposant à l’aide militaire à l’Ukraine et répétant les narrations du Kremlin.

Le document précise également que Parlamentni Listy est un média alternatif tchèque qui publie régulièrement des personnalités aux opinions pro-russes. Il cite des recherches menées par des politologues de l’Université Masaryk, qui auraient trouvé des techniques manipulatrices dans la couverture médiatique de ce média. Ces caractérisations sont présentées dans le matériel fourni et ne sont pas évaluées de manière indépendante ici.

Allégations et contre-arguments dans la source

La source rejette l’idée que les différences régionales, linguistiques, culturelles et économiques rendent les régions orientale et occidentale de l’Ukraine incompatibles. Elle affirme que de telles différences existent dans de nombreux pays européens, citant les disparités entre le nord et le sud de l’Italie comme exemple. Elle soutient également que la Russie a utilisé les divisions régionales et linguistiques de l’Ukraine pour promouvoir le concept de « deux Ukraine » et justifier l’occupation de la Crimée ainsi que de parties des régions de Donetsk, de Louhansk, de Zaporizhzhia et de Kherson.

Citant un sondage du Rating Group réalisé en août 2026 sur le territoire contrôlé par le gouvernement ukrainien, la source indique que 90 % des répondants considéraient qu’il était personnellement important d’être citoyens de l’Ukraine. Elle précise que la plupart des répondants s’identifiaient principalement au pays dans son ensemble plutôt qu’à leur région, et interprète ce résultat comme une preuve que les différences régionales et linguistiques n’ont pas créé deux camps politiques incompatibles.

La source conteste également la description de la guerre comme un conflit civil entre l’est et l’ouest de l’Ukraine. Elle soutient que l’intervention de la Russie et le soutien aux forces pro-russes en 2014 ont été centraux dans l’invasion subséquente et le contrôle territorial. Elle affirme que les personnes dans les régions orientales touchées par les combats et l’occupation devraient être considérées comme des victimes de la guerre, plutôt que comme une partie séparée cherchant à se diviser ou à être sous domination russe.

Enfin, la source argue que diviser l’Ukraine ne constituerait pas un règlement pacifique, car cela pourrait affaiblir le principe des frontières internationalement reconnues et créer un précédent pour les modifier par la force. Son évaluation selon laquelle l’Ukraine pourrait faire face à des décennies de guerre civile après la déoccupation est décrite comme une prédiction non fondée et exagérée ; la source soutient plutôt que des institutions démocratiques, un gouvernement local et un dialogue public pourraient favoriser la réintégration.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Don't Miss