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La Commission européenne confirme que les actifs russes destinés à l'Ukraine restent à l'ordre du jour

La Commission européenne confirme que les actifs russes destinés à l’Ukraine restent à l’ordre du jour

La Commission européenne affirme que les actifs russes pour l’Ukraine n’ont jamais été retirés de l’ordre du jour

La Commission européenne a réaffirmé jeudi que la discussion sur l’utilisation potentielle des actifs russes immobilisés pour soutenir l’Ukraine reste d’actualité. Cette déclaration fait suite à une lettre de quatre États membres de l’UE—les Pays-Bas, la Suède, l’Espagne et la Pologne—appelant à un renouvellement du débat sur la question. L’UE a proposé l’année dernière d’utiliser environ 200 milliards d’euros d’actifs gelés pour financer un plan de relance pour l’Ukraine, mais s’est heurtée à une opposition significative, notamment de la part de la Belgique, qui a exprimé des préoccupations concernant les implications juridiques.

Lors d’un sommet le 18 décembre, les dirigeants européens ont décidé de lever des fonds via les marchés pour un prêt de 90 milliards d’euros à destination de l’Ukraine, remplaçant la proposition d’utiliser les actifs russes. La lettre récente de ces quatre États souligne leur conviction qu’il est temps de « revenir sur la question de la manière dont nous pouvons davantage utiliser les actifs russes pour l’Ukraine », une demande adressée à la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas.

Ce plaidoyer pour une reconsidération arrive à l’approche d’une réunion informelle du Conseil des affaires étrangères prévue la semaine prochaine en Irlande. Un responsable de l’UE a noté que des divisions internes persistent entre les États membres, et qu’il y a actuellement peu d’enthousiasme pour revisiter les stratégies d’utilisation des actifs.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré lors d’une récente visite en Ukraine qu’il n’était pas fondamentalement opposé à l’utilisation de ces fonds, mais qu’il est essentiel d’adopter une « approche solide qui respecte les principes et limite les risques. » Il a indiqué que la Belgique maintiendrait une position prudente, sauf si des garanties satisfaisantes sont établies.

Les Pays-Bas, avec la Suède, l’Espagne et la Pologne, ont reconnu la complexité de la question et ont exhorté les experts de la Commission européenne à explorer de « nouvelles options » qui garantiraient un partage équitable des risques entre les États membres de l’UE, évitant ainsi qu’un seul pays ne supporte un fardeau disproportionné.

Un représentant de la Commission européenne a confirmé que la lettre n’avait pas encore été reçue à l’après-midi de jeudi. Le porte-parole a souligné que la question des actifs russes immobilisés est toujours à l’étude. « L’appel du Conseil européen du 18 décembre à un examen continu des aspects juridiques et techniques d’une éventuelle récupération basée sur ces actifs reste valide », a déclaré le porte-parole. « Si la question revient à l’ordre du jour, nous l’examinerons », a-t-il ajouté, faisant référence aux commentaires du porte-parole de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

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