Oura dépose son dossier pour une introduction en bourse au milieu d’une forte croissance des revenus
Le fabricant de bagues intelligentes Oura a déposé une demande d’introduction en bourse, révélant une croissance significative de ses revenus dans sa dernière soumission à la Commission des valeurs mobilières et des marchés (SEC). Le dossier indique que les revenus d’Oura ont grimpé de 697 millions de dollars sur les neuf mois se terminant le 30 juin de l’année dernière à 1,2 milliard de dollars sur la même période cette année.
Dans de précédentes déclarations, l’entreprise avait prévu des revenus de 500 millions de dollars pour 2024, environ 1 milliard de dollars pour 2025, et envisageait de frôler les 2 milliards de dollars pour l’année en cours. Oura a rapporté avoir vendu 3,6 millions de bagues au cours de l’année passée et compte actuellement environ 5 millions de membres payants, qui s’abonnent pour accéder à des métriques de santé plus étendues. Le dossier souligne également un taux de fidélisation des membres robustes d’environ 85 %, ce qui suggère que la plupart des utilisateurs conservent leur abonnement pendant au moins un an.
Les bagues, dont le prix varie entre 350 et 400 dollars, fonctionnent principalement comme des traqueurs d’activité en surveillant diverses données biométriques, telles que le métabolisme, le rythme cardiaque, le niveau de stress et les schémas de sommeil. Associée à une application dédiée, Oura présente la bague comme une « plateforme d’intelligence santé toujours active ». Dans un contexte plus large, à la fin du mois dernier, des rapports ont émergé indiquant qu’Oura visait à lever 3 milliards de dollars lors de son introduction en bourse prévue, et cherchait une valorisation autour de 16 milliards de dollars, ayant été évaluée à environ 11 milliards de dollars en octobre dernier.
Dans son dossier auprès de la SEC, Oura a mis en avant son potentiel d’élargir son public au-delà des marchés traditionnels des wearables, déclarant : « Nous croyons que notre opportunité dépasse les cas d’utilisation traditionnels des wearables centrés sur l’activité et le suivi de la condition physique. » L’entreprise vise à tirer parti de ses vastes données, qu’elle affirme représenter près de 42 milliards d’heures d’informations physiologiques, pour développer de nouvelles intégrations d’IA et élargir l’accès à des solutions de soins de santé.
Oura fait face à un recours collectif proposé, l’accusant de fausse publicité concernant l’exactitude de ses capacités de suivi du sommeil. Le recours affirme que les bagues ne peuvent pas détecter correctement les signaux physiologiques nécessaires pour déterminer les stades de sommeil, s’appuyant plutôt sur des estimations générées par l’IA jugées peu fiables. Ce défi juridique survient après de nombreuses plaintes d’utilisateurs concernant des divergences dans les évaluations de qualité du sommeil.
L’entreprise a publiquement contesté ces allégations, affirmant son intention de « se défendre » contre les accusations dans le cadre juridique approprié. Les implications de l’introduction en bourse imminente et des problèmes juridiques actuels représentent à la fois des opportunités et des défis pour Oura alors qu’elle cherche à naviguer dans ce tournant crucial de son évolution corporative.