Nuwakot : Les opérations de sauvetage et les recherches agonisantes se poursuivent pour retrouver les proches disparus au milieu des inondations au Népal
Les opérations de sauvetage dans le district de Nuwakot au Népal avancent rapidement, avec des hélicoptères déployés pour évacuer les populations touchées par les inondations et atteindre celles qui sont piégées dans des zones isolées. Les secouristes travaillent sans relâche pour livrer de l’aide et transporter les personnes vers des lieux sûrs, rapportent les médias.
Les conséquences des inondations dévastatrices qui ont frappé la région continuent de se développer. Rani Gupta, une résidente de Rasuwa Biravati, actuellement à Trishuli, a subi une perte inimaginable ; elle a perdu cinq membres de sa famille, dont sa mère et trois sœurs, ainsi que son enfant de cinq ans. Toutes les routes menant à Rasuwa restent fermées, entravant les efforts de sauvetage. La mère de Gupta vivait près d’un pont qui a été complètement emporté, coupant tout contact pendant les inondations catastrophiques.
Des recherches désespérées pour retrouver des proches disparus se sont transformées en scènes d’anxiété poignante. Les résidents se rassemblent autour des points de distribution pour consulter les listes des secourus et des disparus, espérant recevoir des nouvelles. « Mon beau-frère est porté disparu. Nous l’avons cherché mais nous n’avons pas pu le trouver », a déploré Gupta.
Un autre local, s’exprimant au nom de son frère disparu depuis trois jours, a supplié les autorités d’agir rapidement, déclarant : « Nous devons sortir mon frère d’une manière ou d’une autre. Que devons-nous faire ? Son nom n’est pas sur cette liste. »
Dans un contexte plus large, les efforts d’aide se mobilisent alors que des représentants de l’UNICEF arrivent pour évaluer la situation et fournir une assistance aux populations déplacées. « Nous évaluons la situation. Oui, nous coordonnons avec le gouvernement népalais », a confirmé un membre de l’UNICEF lors d’une évaluation sur le terrain.
Les inondations, décrites comme catastrophiques, ont été déclenchées par une crue subite survenue le 26 août à la frontière entre le Tibet et le Népal. Cela a provoqué une énorme montée de l’eau, des sédiments et des débris à travers les systèmes fluviaux de Bhote Koshi et Trishuli, entraînant des destructions massives à Rasuwa. Selon la police népalaise, la catastrophe a fait grimper le nombre de morts à 469, avec 1 545 individus secourus et traités pour des blessures. Le district de Chitwan enregistre actuellement le plus grand nombre de victimes, avec 178 corps retrouvés.
Les autorités ont réussi à sauver 644 personnes de Rasuwa, 898 de Nuwakot et trois de Dhading. Malgré ces efforts, 28 agents de police restent portés disparus, et la situation est préoccupante alors que l’Autorité nationale de réduction des risques de catastrophe et de gestion (NDRRMA) recense 977 personnes disparues. En réponse à la crise, la police népalaise a déployé 4 348 agents pour les opérations de sauvetage en cours.
Le gouvernement népalais a alloué 25 millions de NPR pour les efforts de secours, dont 10 millions de NPR destinés à Rasuwa et Nuwakot, et 5 millions de NPR pour Dhading. Sur le plan international, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé ses condoléances concernant les inondations, reconnaissant l’ampleur des pertes humaines et des déplacements. Dans une déclaration, il a ajouté : « Au Népal, l’@ONU soutient la réponse dirigée par le gouvernement », ce qui indique la mobilisation de ressources pour les communautés touchées.
Un soutien a également été apporté par les États-Unis, qui ont annoncé 500 000 USD d’assistance, en plus de fournitures médicales d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a souligné la disposition de l’Inde à fournir une aide humanitaire suite à une conversation avec son homologue népalais, le Premier ministre Balendra Shah. Le ministère des Affaires étrangères a rapporté que 63 ressortissants indiens travaillant au Népal ont été secourus, tandis que 288 restent injoignables.
Dans un effort organisé pour coordonner les sauvetages étrangers, le ministère népalais des Affaires étrangères a mis en place une salle de contrôle d’urgence (ECR) pour faciliter l’aide et l’information pour les étrangers touchés par les inondations.