Aujourd’hui: Sep 08, 2026
Le Conseil de l'Europe met en garde contre les risques pour la justice en Belgique en raison de la surpopulation carcérale

Le Conseil de l’Europe met en garde contre les risques pour la justice en Belgique en raison de la surpopulation carcérale

Le Conseil de l’Europe met en garde contre les risques pour le système judiciaire dus à la surpopulation pénitentiaire

Le Comité anti-torture (CPT), rattaché au Conseil de l’Europe, a émis un avertissement significatif concernant la détérioration du système de justice pénale en Belgique, qu’il attribue aux conditions de surpopulation carcérale. Cette analyse est détaillée dans un rapport publié mardi, suite à une évaluation réalisée lors d’une visite de cinq prisons et de centres psychiatriques judiciaires à Anvers et à Gand en mai 2025.

Une surpopulation critique impacte le traitement des détenus

Le rapport souligne que les conditions au sein des prisons belges se sont considérablement détériorées depuis la dernière visite périodique en 2017, où une surpopulation de 118 % avait été enregistrée. L’augmentation ultérieure de la population pénitentiaire de 4 % a aggravé les problèmes existants, notamment le doublement du nombre de détenus contraints de dormir au sol.

« Les conséquences désastreuses de la surpopulation dans les prisons s’aggravent », a déclaré le président du CPT, Alan Mitchell. De nombreux détenus disposent apparemment de moins de 4 mètres carrés d’espace personnel, ce qui a conduit à une détérioration des conditions de vie, à une augmentation des tensions et à des problèmes d’accès aux soins de santé et aux services psychosociaux.

En raison de pénuries chroniques de personnel, le CPT a noté que même les services minimaux légalement requis ne sont pas atteignables, notamment lors des jours de grève. Le rapport a également enregistré une hausse des allégations d’agressions physiques et de violence verbale entre détenus, ainsi que des incidents impliquant le personnel policier au sein des prisons.

Préoccupations concernant la sécurité et le traitement de la santé mentale

La violence entre les prisonniers reste une préoccupation notable, le CPT signalant que de nombreux détenus craignent de sortir de leur cellule en raison du risque de violence, surtout dans des environnements sans surveillance suffisante. Le rapport insiste sur l’insuffisance des soins en santé mentale comme une priorité, critiquant les approches punitives envers les détenus qui se blessent eux-mêmes.

En réponse aux conclusions, les autorités belges ont mentionné des initiatives récentes, y compris l’expansion du monitoring électronique, des mises à jour du code pénal et de nouvelles directives pour l’enregistrement des blessures, comme des mesures prises pour relever les défis soulignés dans le rapport.

Ce rapport intervient à un moment où une grève de cinq jours des agents pénitentiaires a été déclenchée, motivée par des problèmes persistants de surpopulation, de sécurité et de pénurie de personnel. Alors que la situation évolue, le rapport du CPT sert de rappel saisissant des défis critiques auxquels le système pénitentiaire belge est confronté.

La traduction initiale de ce contenu a été générée par une intelligence artificielle. Tous les faits, le contexte et le langage ont ensuite été vérifiés et validés par une équipe éditoriale humaine.

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