La commune de Sint-Joost-ten-Node a annoncé son intention d’intenter une action en justice contre la Région bruxelloise. L’exécutif communal s’apprête à proposer lors de la prochaine séance du conseil d’introduire des recours judiciaires et administratifs afin de préserver ses intérêts. Le gouvernement local qualifie la situation de « strangulation financière systématique » de la commune.
Dirigée par l’ancien bourgmestre du PS Emir Kir, la commune est sous surveillance de la Région bruxelloise depuis plusieurs mois. Fin mai, le ministre PS bruxellois des Pouvoirs locaux, Ahmed Laaouej, a engagé une procédure visant à imposer une supervision administrative sur la commune en raison de sa situation financière préoccupante.
À la fin juillet, Sint-Joost-ten-Node a été informée que ses comptes 2024 avaient été rejetés pour la deuxième année consécutive. Malgré cela, l’administration locale souligne qu’elle avait trouvé des solutions à toutes les observations formulées en mars, et des communications ont continué dans les mois suivants pour fournir des précisions et des documents de soutien supplémentaires.
Voies légales à explorer
L’absence d’approbation de ses comptes a des conséquences significatives. La commune ne peut pas approuver son budget 2026 tant que les comptes 2024 restent non résolus.
Pour accéder aux financements régionaux, la commune doit disposer d’un budget approuvé. Par conséquent, elle ne peut pas utiliser les 150 millions d’euros alloués au niveau régional aux communes en difficulté.
Dans un communiqué de presse, Sint-Joost a exprimé son inquiétude face à la série de décisions qui soulèvent de « graves questions ». Le gouvernement local affirme que ces actions semblent constituer une stratégie pour déstabiliser financièrement Sint-Joost-ten-Node.
L’exécutif communal regrette le manque de dialogue avec les autorités régionales et exprime son intention d’utiliser « tous les moyens légaux disponibles » pour empêcher ce qu’il considère comme une transformation de sa situation financière difficile, qu’il insiste à dire comparable à celle d’autres communes, en outil de supervision administrative.