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Une enquête parlementaire ouverte après la révélation d'une demande inappropriée d'un élu bruxellois

Une enquête parlementaire ouverte après la révélation d’une demande inappropriée d’un élu bruxellois

L’enquête menée par un membre du parlement bruxellois sur la possibilité de libération d’un détenu a entraîné d’importantes répercussions au sein de l’assemblée bruxelloise. Mardi, le président de l’assemblée, Bertin Mampaka (MR), a convoqué tous les chefs de factions pour une discussion.

Lors d’une soirée débat organisée par Le Soir, le procureur bruxellois Julien Moinil a révélé qu’un parlementaire l’avait contacté pour savoir s’il pouvait l’aider à faire libérer un « ami » de prison. Moinil a confirmé qu’aucune libération n’avait eu lieu, précisant que le détenu reste incarcéré. Il a déclaré : « Mon téléphone a sonné, et j’ai reçu un appel d’un membre du parlement. Il a dit : ‘Je connais quelqu’un en prison. Peux-tu l’aider à sortir ?’ Ma curiosité m’a poussé à me renseigner sur l’identité de cette personne. » Moinil a fait référence de manière humoristique à Anne-Marie Lizin, une ancienne politicienne du PS qui a notamment plaidé pour la fermeture de la prison controversée de Guantanamo à Cuba. Il a ajouté : « On ne devrait pas généraliser, mais il y a un inquiétant manque de capacité et d’intégrité au parlement bruxellois. »

Examen par le Comité d’éthique

Bien que Moinil ne puisse pas procéder unilatéralement à la libération d’un détenu, des questions se posent sur les circonstances entourant la demande du parlementaire. Si une forme de pression, de menace ou de transaction était impliquée, cela pourrait constituer de la corruption publique. Cet appel remet en question l’indépendance de Moinil et suggère un manquement éthique.

Des rapports indiquent que le comité d’éthique du parlement bruxellois a déjà commencé à délibérer sur l’incident. Notons que Moinil est à la tête de ce comité. Bien que la réunion ait principalement abouti à un rappel sur la séparation des pouvoirs, les implications demeurent significatives.

Préoccupations relatives à une ‘République bananière’

Lundi, Mampaka a déclaré à BRUZZ qu’il avait l’intention de tenir une réunion avec tous les chefs de factions mardi pour aborder la question. « C’est choquant ; cela discrédite tous les membres du parlement bruxellois. Nous ne vivons pas dans une république bananière », a remarqué Mampaka. Il a indiqué que la discussion porterait sur d’éventuelles actions subséquentes.

Selon des sources, Mampaka prévoit de questionner chaque chef de faction sur l’identité du membre du parlement impliqué. Cependant, il semble qu’il y ait des limitations sur la capacité du parlement à agir de manière décisive. « Bien sûr, le membre du parlement concerné peut faire preuve d’ignorance », commentent certains. « En même temps, je me demande si Moinil possède des preuves concrètes. Il devrait idéalement révéler lui-même le nom, mais ce serait une démarche peu commune. Si personne ne se porte responsable, Moinil pourrait se retrouver dans une position délicate. »

Appels à la responsabilité

En réponse sur les réseaux sociaux, le membre du parlement bruxellois Bernard Clerfayt (Défi) a exhorté Moinil à divulguer le nom du parlementaire impliqué. « Ensuite, son parti devrait demander sa démission. Sinon, le procureur pourrait renvoyer le nom au comité d’éthique du parlement pour sanction. » La cheffe de la faction Ecolo, Zakia Khattabi, a quant à elle affirmé que « de telles accusations ne peuvent pas être portées publiquement puis jeter le soupçon sur tous les membres du parlement bruxellois. »

Des spéculations circulent selon lesquelles un membre du parlement plus jeune et moins expérimenté aurait passé l’appel, bien que certains suggèrent que la question concerne davantage des normes éthiques que de l’âge.

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