Fusion des zones de police à Charleroi
Le maire de Charleroi, Thomas Dermine, a proposé la fusion des zones de police locales lors d’une réunion du conseil municipal le 21 septembre, soulignant cette initiative comme une solution potentielle aux préoccupations en matière de sécurité dans la région. La fusion proposée concernerait les zones de police de Charleroi, Trieux (incluant Courcelles et Fontaine l’Évêque), Brunau (englobant Fleurus, Les Bons Villers et Pont-à-Celles), Germinalt (comprenant Gerpinnes, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Montigny-le-Tilleul et Thuin) et Châtelet (Aiseau-Presles, Châtelet et Farciennes). Dermine estime que cela permettrait de mutualiser les ressources.
En réponse, la bourgmestre de Courcelles a souligné les défis auxquels Charleroi est confronté en matière de recrutement et de rétention des policiers, déclarant : « Le problème à Charleroi réside dans une zone qui peine à recruter et à garder des agents, ainsi qu’une organisation qui a besoin de réforme. Ce sont des réalités locales qui appellent à des solutions impliquant la zone de Charleroi, son parquet et les ressources existantes. » Elle a fait valoir qu’une fusion ne mènerait pas à une augmentation du personnel policier.
Caroline Taquin, la bourgmestre libérale, a commenté le précédent des fusions de zones de police à Bruxelles, qualifiant cela de « situation juridique exceptionnelle justifiée par la spécificité de la capitale. » Elle a souligné que la fusion proposée par Dermine a été rejetée par le PS au parlement, qui avait critiqué la fusion bruxelloise pour avoir marginalisé les petites communes. « Le PS a voté contre la fusion bruxelloise au motif qu’elle désavantage les petites communes. Pourtant, le maire PS de Charleroi souhaite appliquer cela aux communes voisines sans le cadre légal actuellement en place pour Bruxelles. Chacun peut juger de la cohérence de cette position », a affirmé Taquin.
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