À l’approche de l’échéance du 1er octobre fixée par la justice, le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a dû répondre à de nombreuses questions des membres de la Commission Mobilité de la Chambre concernant les vols au-dessus de Bruxelles. En février 2025, le Tribunal de première instance francophone de Bruxelles avait condamné l’État en raison des nuisances sonores causées par les vols nocturnes au-dessus de la capitale, accordant au gouvernement jusqu’en octobre pour communiquer les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour se conformer au « décret bruit » bruxellois.
En réponse aux préoccupations exprimées par plusieurs membres de la commission, Crucke a affirmé que Skeyes est responsable de la détermination des pistes d’atterrissage et de décollage et qu’il ne peut fournir que le cadre réglementaire existant sans imposer de directives. Il a précisé que l’approche RNP vers la piste 07L a été la seule option proposée par Skeyes jusqu’à présent. Conscient des inquiétudes exprimées par les riverains, il a déclaré avoir demandé à Skeyes d’explorer les possibilités d’optimiser l’approche RNP 07L afin de minimiser son impact sonore.
De plus, Crucke a demandé au bureau CGX d’étudier des trajectoires de vol alternatives. Une trajectoire vers le nord est jugée irréaliste, tandis qu’une autre, un déplacement de l’approche RNP par rapport à l’axe de la piste, nécessite une dérogation et ne peut pas remplacer la procédure actuelle. Skeyes doit préparer cette alternative pour une décision éclairée d’ici le 31 octobre, tandis que l’approche directe vers la piste 07L reste approuvée pour le moment.