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Des résidents de Givet s'opposent à la vignette routière belge en raison de son impact financier

Des résidents de Givet s’opposent à la vignette routière belge en raison de son impact financier

À quelques kilomètres de Hastière, la commune française de Givet est presque enclavée au sein du territoire belge, ce qui rend les déplacements transfrontaliers quotidiens pour les habitants. “Pour aller prendre un verre !” plaisante l’un d’eux, tandis qu’un autre évoque la nécessité de traverser la frontière pour “acheter de la nourriture pour mes animaux.”

À partir de mai 2027, les véhicules circulant sur les autoroutes et routes régionales belges devront afficher un vignette, dont le coût variera entre 90 et 125 euros selon le type de véhicule. Cette mesure devrait être fiscalement neutre pour les automobilistes belges ; cependant, les conducteurs étrangers, en particulier ceux qui effectuent des navettes à travers la frontière, seront tenus de s’acquitter de ce montant. “Eh bien, tant pis, on ira ailleurs,” déplore un navetteur transfrontalier.

Certaines personnes sont moins résignées. Cette semaine, des résidents de Givet ont formé un collectif intitulé “Les navetteurs transfrontaliers disent non à la vignette belge” pour attirer l’attention sur leur situation particulière concernant cette nouvelle politique.

“Nous ne sommes pas fondamentalement contre,” explique Alain Defrance, un membre du collectif. “Cette vignette est tout à fait logique pour les autoroutes, notamment là où le trafic génère des coûts pour la Belgique sans en rapporter de bénéfice—comme les Allemands se dirigeant vers la France. Mais pour les petits villages près de la frontière, cela n’a pas de sens, surtout que ce sont des zones plus pauvres et que les options de transports publics comme les bus ou les trains sont presque inexistantes.”

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