Un programme de formation alliant théorie et compétences pratiques
L’ancien moniteur de moto Thierry Verstraeten transmet désormais ses précieux savoirs à des personnes à mobilité réduite utilisant des véhicules motorisés adaptés. Cela inclut des personnes atteintes de maladies neurodégénératives ou celles ayant subi des accidents et qui naviguent en fauteuils roulants motorisés. La formation débute par des cours théoriques avant de passer à des exercices pratiques. « Ce que nous allons faire, c’est utiliser les bus de transport en commun adaptés de TEC pour leur apprendre comment monter dans le bus, comment se positionner correctement et, surtout, à ne pas avoir peur d’utiliser les transports en commun. »
Retrouver son indépendance
Anne-France, qui souffre de sclérose en plaques, utilise exclusivement un fauteuil roulant. « Ces exercices sont vraiment très importants, » partage-t-elle, « car ils nous enseignent les petits détails qui nous aident à nous adapter pour que, un jour, nous puissions sortir de manière autonome et confiante. »
L’objectif ultime de cette formation est de rétablir la liberté de mouvement, semblable à celle de n’importe quelle autre personne. Thierry Verstraeten exprime cet objectif : « Pouvoir circuler sur les routes, visiter des lieux culturels et sportifs, et utiliser les transports publics est véritablement le but de cette semaine. En somme, il s’agit de maximiser leur autonomie pour éliminer la différence. »
Le rôle de l’ergothérapeute
L’ergothérapeute Amélie Fortemps collabore également à ce programme de formation. Elle aborde d’abord la nécessité des aides à la mobilité motorisées pour certains patients : « En raison des défis physiques auxquels ils sont confrontés concernant leur capacité à se déplacer, ils sont limités dans leur quotidien. Étant donné qu’ils ne peuvent pas entrer dans leurs voitures ou marcher sur de longues distances, ils bénéficient d’une aide à la mobilité motorisée pour parcourir de plus grandes distances. »
Cependant, disposer d’un véhicule adapté ne garantit pas toujours le confort à l’extérieur, note-t-elle : « En fait, nous ne considérions pas auparavant s’ils se sentiraient à l’aise sur les routes publiques. C’est bien d’avoir leur assistance à la mobilité, mais cela ne garantit pas qu’ils se sentent en sécurité en sortant de chez eux. »