Au 31 août, le Centre public d’action sociale (CPAS) de Bruxelles a signalé 1 740 cas liés aux exclusions de droits aux allocations de chômage, dont 1 378 pour la première vague et 362 pour la seconde. Le coût brut du revenu d’intégration sociale (RIS) pour ces bénéficiaires est estimé à 29,7 millions d’euros en 2027, 30,7 millions d’euros en 2028 et 31,8 millions d’euros en 2029. Suite à une intervention fédérale, le CPAS devrait supporter des coûts respectifs de 3,28 millions d’euros, 5,8 millions d’euros et 7,23 millions d’euros. De plus, le remboursement fédéral pour la première vague diminuera de 100 % en 2026 à 90 % en 2027, 80 % en 2028 et 75 % en 2029.
« Nous n’allons pas accepter de payer pour des décisions prises par d’autres niveaux de gouvernement. Le gouvernement fédéral augmente le RIS, et c’est nous qui devons régler la facture. Cela ne peut pas continuer », a déclaré Catherine Moureaux.
Selon Moureaux, les services municipaux de base pourraient bientôt devenir insoutenables. Elle a suggéré d’explorer des voies légales, y compris devant la Cour constitutionnelle. « Nous sommes complètement incapables de gérer cette situation. Les communes les plus pauvres et les plus petites supporteront le poids de ce fardeau », a ajouté le deuxième échevin, Dirk De Block (PTB).
« Cela va accroître considérablement les inégalités. » Le président du CPAS, Ahmed El Khannouss (MaMa), a indiqué que d’autres homologues de Bruxelles entreprendraient des examens similaires. « Une fois les totaux additionnés, ils seront astronomiques », a-t-il averti.