Le service de la Propreté de la Ville de Bruxelles a déjà collecté 38,3 tonnes de capsules de protoxyde d’azote abandonnées dans l’espace public depuis le début de l’année, a indiqué lundi l’échevin de la Propreté, Anas Ben Abdelmoumen (PS), rapporte Belga.
Ce phénomène est en forte hausse depuis plusieurs années. En 2023, 18,3 tonnes avaient été collectées. Le volume a ensuite grimpé à 27,5 tonnes en 2024, puis à 36 tonnes en 2025. Ainsi, le total de 2026 dépasse déjà celui de l’année passée, alors que l’année n’est pas encore terminée.
Un traitement particulier et coûteux
Ces capsules ne peuvent pas être traitées comme des déchets ordinaires en raison des risques qu’elles présentent. Lorsqu’elles se retrouvent dans les installations d’incinération, elles peuvent provoquer des explosions. La Ville doit donc prévoir un stockage spécifique avant leur prise en charge par une entreprise spécialisée.
“Nous louons des box de stockage spéciaux pour isoler les capsules en toute sécurité, avant leur traitement par une société spécialisée”, a expliqué Anas Ben Abdelmoumen lors d’une commission du Sénat consacrée à la lutte contre différentes formes de nuisances.
Les coûts suivent la même tendance. La Ville a dépensé environ 46.000 euros en 2023 pour le stockage et le traitement des capsules. En 2025, cette facture a atteint 79.000 euros. Selon l’échevin, la lutte contre ce phénomène nécessite une approche impliquant plusieurs acteurs et services.