Janvier 2026 a enregistré des extrêmes météorologiques significatifs, caractérisés par un froid sévère dans certaines régions et une chaleur intense dans d’autres, rapporte 24brussels.
À l’échelle mondiale, ce mois a été noté comme le cinquième janvier le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de l’air de surface de 12,95°C, dépassant les niveaux préindustriels de 1,47°C, selon le Copernicus Climate Change Service (C3S). Cette température était également de 0,28°C plus fraîche que celle de janvier 2025, qui détient le record du mois le plus chaud.
Des disparités régionales ont été remarquées, l’Europe connaissant son mois de janvier le plus froid depuis 2010, tandis que les températures en Amérique du Nord ont chuté jusqu’à −43°F (−42°C). En revanche, certaines parties de l’hémisphère sud, y compris l’Australie, ont connu une chaleur extrême qui a contribué à des incendies de forêt généralisés. Ces motifs météorologiques erratiques ont suscité des appels en faveur de mesures accrues de résilience climatique.
Des événements de pluie significatifs ont touché à la fin janvier l’Afrique south-orientale, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande et de vastes régions d’Europe, entraînant des inondations sévères et des glissements de terrain qui ont coûté la vie à des dizaines de personnes. Au Mozambique, environ 650 000 individus ont été touchés, avec plus de 30 000 maisons endommagées ou détruites, selon l’Institut national de gestion des catastrophes.
Des experts ont souligné l’importance de s’adapter aux risques climatiques. Samantha Burgess, responsable stratégique du climat au European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF), a souligné que les extrêmes climatiques rappellent vivement les impacts en cours du changement climatique, tandis que Celeste Saulo, secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale, a souligné la nécessité d’améliorer les systèmes d’alerte précoce, notant que ceux-ci pourraient réduire de manière significative les décès liés aux catastrophes.
Une tempête hivernale ne remet pas en cause le changement climatique
À la suite de la vague de froid en Amérique du Nord, certains sceptiques du changement climatique, dont l’ancien président américain Donald Trump, ont remis en question la validité des affirmations sur le réchauffement climatique. Cependant, les climatologues ont rapidement réagi, clarifiant que bien que des événements de froid extrême puissent encore se produire dans un climat en réchauffement, ils deviennent moins fréquents et moins sévères.
Une analyse de Climate Central de 2022 a indiqué que les jours les plus froids de l’année aux États-Unis se sont réchauffés en moyenne de 7°F (2,8°C) depuis 1970, parallèlement à une tendance montrant que les vagues de froid hivernal se raccourcissent dans la majorité des lieux étudiés.
Les onze dernières années ont été marquées comme les plus chaudes jamais enregistrées. Alors que le monde fait face à ces défis climatiques, la nécessité d’une action globale sur l’adaptation et l’atténuation du climat devient de plus en plus évidente, soulignant le rôle de l’expertise scientifique dans la gestion des risques futurs.