Aujourd’hui: Sep 25, 2026
Le gouvernement fédéral envisage d'augmenter les impôts sur les résidences secondaires dans le cadre des discussions budgétaires.

Le gouvernement fédéral envisage d’augmenter les impôts sur les résidences secondaires dans le cadre des discussions budgétaires.

La fiscalité des résidences secondaires en Belgique pourrait connaître une augmentation dans le cadre des discussions relatives au budget fédéral. Cette proposition figure dans la note de départ présentée par le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) à ses partenaires de coalition, comme le rapportent Belga, ainsi que L’Écho et De Tijd.

À l’heure actuelle, les propriétaires de résidences secondaires sont imposés sur leur revenu cadastral indexé, qui est soumis à un facteur multiplicateur de 1,4. Ce chiffre est ensuite additionné aux autres revenus du propriétaire et imposé au taux d’imposition sur le revenu des personnes physiques standard. La nouvelle proposition consisterait à augmenter ce facteur multiplicateur, ce qui aurait pour effet d’accroître automatiquement la base imposable pour les propriétaires concernés. Le niveau spécifique du nouveau facteur multiplicateur n’a pas encore été communiqué.

Aucune imposition sur les revenus locatifs réels

Il est important de noter que cette mesure ne prévoit pas d’imposer les revenus locatifs réels perçus par les propriétaires. Cette option avait été discutée auparavant lors des négociations budgétaires mais n’a pas été retenue. Toutefois, le gouvernement De Wever avait déjà décidé de supprimer la déduction fiscale fédérale pour les intérêts des résidences secondaires, comme l’indique De Tijd.

Selon le quotidien flamand, au moins 1,4 million de Belges pourraient être affectés par une augmentation de la fiscalité sur les résidences secondaires. Les recettes attendues de cette mesure demeurent indéterminées, car elles dépendront du nouveau facteur multiplicateur qui sera fixé.

Propriétés situées à l’étranger également concernées

La proposition cible non seulement les résidences secondaires en Belgique mais aussi les propriétés détenues à l’étranger, qui pourraient également être soumises à une imposition plus élevée. Cependant, une exception serait faite dans les cas où un traité de double imposition existe entre la Belgique et le pays où se situe la propriété, comme c’est le cas avec l’Espagne.

Cette proposition s’inscrit dans les discussions du gouvernement fédéral visant à réduire le déficit budgétaire. La note de départ présentée par Bart De Wever contient plusieurs pistes qui nécessitent encore des négociations entre les partis de la coalition.

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