Ce compte rendu hebdomadaire vous apporte les principales actualités climatiques des sept derniers jours, y compris les réactions à l’annulation par l’administration Trump de la constatation de dangerosité et une nouvelle interdiction au niveau de l’UE sur la destruction de vêtements invendus., rapporte 24brussels.
Les réactions affluent suite à l’annonce de l’administrateur Trump jeudi dernier concernant l’abrogation de la constatation de dangerosité, une évaluation scientifique marquante qui a déterminé que les gaz à effet de serre présentent un risque pour la santé et le bien-être publics. Émise en 2009 sous la présidence de Barack Obama, cette constatation a depuis servi de fondement à la politique climatique et aux réglementations sur les émissions aux États-Unis.
Alors que l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) affirme que cette abrogation permettra d’économiser environ 1,3 trillion de dollars pour les contribuables américains, de nombreux politiciens, scientifiques et organisations environnementales condamnent cette décision. Ils soutiennent qu’elle mettra des vies en danger et transférera le fardeau des coûts de la pollution sur les familles américaines et les générations futures. Les critiques qualifient cette démarche d’« illégale » et certains ont menacé d’intenter des actions en justice contre l’administration Trump.
Dans ce contexte tendu, l’attention se tourne vers des développements climatiques plus larges, car janvier a enregistré des conditions météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale, marquant un début tumultueux pour 2026. Ce mois a connu le cinquième janvier le plus chaud jamais enregistré au niveau mondial, avec une température moyenne de 12,95 °C, soit 1,47 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Néanmoins, les températures varient considérablement d’une région à l’autre.
L’Europe a connu son janvier le plus froid depuis 2010, tandis qu’une grande partie de l’Amérique du Nord a subi un froid intense, avec des températures chutant jusqu’à −43 °F (−42 °C). À l’inverse, des régions de l’hémisphère sud, telles que l’Australie et certaines parties du Chili, ont connu une chaleur intense qui a aggravé les incendies de forêt.
En Afrique sud-est, en Indonésie, en Nouvelle-Zélande et dans de larges sections de l’Europe, de fortes pluies ont causé des inondations et des glissements de terrain, entraînant de nombreux décès. Le Mozambique a été particulièrement touché, avec des inondations impactant au moins 650,000 personnes et endommageant plus de 30,000 habitations, selon l’Institut National de Gestion des Catastrophes.
Dans une initiative significative, l’Union européenne a mis en place une interdiction de la destruction de vêtements et de chaussures invendus. Cette législation, introduite par la Commission européenne lundi, vise à lutter contre la surproduction et à améliorer la durabilité dans l’industrie de la mode. Les nouvelles régulations précisent dans quelles conditions la destruction de textiles invendus peut être autorisée, par exemple pour des raisons de sécurité ou de dommages aux produits, et exigent des entreprises qu’elles déclarent les volumes de biens de consommation invendus éliminés.
Des recherches menées par le groupe World Weather Attribution indiquent que les récents incendies de forêt en Argentine et au Chili ont été alimentés par le changement climatique, les conditions montrant que de tels incendies auraient été moins probables dans des climats plus frais. Des mois de sécheresse, combinés à des températures atteignant au-dessus de 38 °C et à de forts vents, ont facilité la propagation rapide des incendies à travers les contreforts andins du centre-sud du Chili et du nord de la Patagonie, affectant de nombreuses communautés et conduisant les autorités locales à déclarer l’état d’urgence.
Enfin, des groupes environnementaux et communautaires ont intenté une action en justice contre la Commission européenne concernant la désignation de statut stratégique pour un projet d’extraction de lithium dans le nord du Portugal. L’association des résidents locaux Associação Unidos em Defesa de Covas do Barroso et ClientEarth allèguent que la Commission a ignoré des preuves émergentes concernant les risques environnementaux et sociaux associés au projet, qui a été inclus dans une liste de 47 projets jugés « stratégiques » en mars 2025, visant à renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières critiques.
Les situations en cours révèlent un jeu complexe entre la politique environnementale et l’impact sur les communautés à travers l’Europe et au-delà, avec de nombreux acteurs surveillant de près les développements.