L’industrie spatiale européenne appelle à un cadre coordonné entre les principaux clients publics afin d’améliorer l’adéquation de la demande, selon un rapport de l’Eurospace. Quinze leaders de l’industrie, dont le Belge Benoît Deper d’Aerospacelab, plaident en faveur d’un « Pacte » impliquant l’Union européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA) et les États membres.
Le secteur, qui dépend fortement des institutions européennes pour 71 % de son financement, fait face à des obstacles dus à une demande fragmentée à travers l’UE, l’ESA et divers programmes nationaux, chacun régi par des règles et priorités différentes. Cette approche disjointe entrave la capacité de l’industrie à atteindre une masse critique, avec environ 55 % des revenus liés à des accords préférentiels nationaux, comme le souligne le rapport.
Parmi les principales recommandations, le rapport propose l’établissement d’un mécanisme de planification partagé qui définit la demande et fixe des engagements pour des volumes de capacité minimum. Il met également en avant les financements et les réussites techniques, tels que les projets Galileo et Copernicus, tout en soulignant le besoin d’une plus grande visibilité politique et budgétaire pour des initiatives comme la constellation de satellites IRIS², qui comporte actuellement des risques d’investissement accrus.
Pour passer d’un développement de programmes à une puissance industrielle spatiale souveraine, le rapport appelle à des réformes significatives en matière de politique, à la modernisation des contrats et à un regroupement complet des demandes.
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