Aujourd’hui: Août 29, 2026
Changements dans le système éducatif belge pour la nouvelle année scolaire : heures d’enseignement accrues et mesures de soutien.

Changements dans le système éducatif belge pour la nouvelle année scolaire : heures d’enseignement accrues et mesures de soutien.

Augmentation des heures d’enseignement pour les enseignants de l’enseignement secondaire

L’une des mesures les plus controversées du décret-programme récemment approuvé concerne les enseignants de l’enseignement secondaire, dont les heures d’enseignement passent de 20 à 22 classes par semaine sans compensation salariale correspondante. Cette charge de travail supplémentaire pour certains enseignants réduira les heures disponibles pour le personnel non permanent, les obligeant à chercher des heures supplémentaires dans d’autres écoles ou à des niveaux de l’enseignement inférieur.

En réponse aux objections et aux inquiétudes concernant les pertes d’emplois, le gouvernement a introduit une série de mesures de soutien temporaires pour atténuer tout impact trop négatif. L’efficacité de ces mesures sera évaluée dans les semaines et les mois à venir.

Le gouvernement prévoit également de réaffecter de nombreux enseignants qui avaient été auparavant assignés à des organisations de jeunesse et d’autres associations dans les salles de classe. Cette initiative vise à répondre à la pénurie d’enseignants.

Réduction des prestations de congé maladie

Le plan économique adopté en juin comprend également un renforcement des conditions de pension pour les enseignants et des ajustements des dispositions relatives aux congés maladie. Selon les nouvelles règles, après avoir épuisé leur congé maladie payé, les enseignants ne recevront plus que 60 % de leur salaire, contre 80 % durant leur première année d’absence, 70 % la deuxième, et 60 % par la suite dans le système précédent.

Prolongation de la distribution gratuite de matériel scolaire, mais coupes budgétaires

La distribution de fournitures scolaires de base gratuites, auparavant limitée aux élèves de troisième année, sera désormais étendue aux élèves de cinquième cette année scolaire et aux élèves de sixième l’année prochaine. Cependant, le gouvernement a décidé d’éliminer le budget spécifique alloué à cette distribution, ce qui signifie que les écoles devront en financer l’achat à partir de leur budget opérationnel global, qui ne sera pas augmenté en conséquence.

De même, les écoles souhaitant continuer à offrir des repas gratuits aux élèves défavorisés auront la possibilité de le faire, mais avec des ressources financières réduites.

Les économies réalisées grâce à ces services gratuits seront réaffectées pour améliorer les mesures de soutien éducatif pour les élèves.

Soutien personnalisé renforcé dans l’enseignement primaire

À partir de cette année scolaire, les élèves du primaire devront bénéficier d’un minimum de trois périodes de soutien personnalisé en première et deuxième années, d’au moins deux périodes en troisième et quatrième années (avec une période supplémentaire en troisième ou quatrième), et de deux périodes en cinquième et sixième années.

Cette initiative sera soutenue par des ressources financières supplémentaires, garantissant que les petites écoles puissent également en tirer pleinement parti.

Introduction d’un nouveau test “Calculer, Lire, Écrire” pour les élèves de quatrième année

Cette année scolaire verra l’introduction d’une nouvelle évaluation externe pour les élèves de quatrième année, appelée CLÉ (pour “Calculer, Lire, Écrire”). Ce test diagnostique ne portera pas de poids certifiant, contrairement aux précédentes évaluations telles que le CEB, le CE1D ou le CESS. Il a pour but de mesurer la maîtrise des compétences fondamentales par les élèves à la fin de leurs trois premières années d’enseignement primaire, permettant une identification précoce de tout déficit d’apprentissage.

Les premiers tests CLÉ seront administrés dans les écoles entre le 15 septembre et le 1er octobre.

Augmentation de la note de passage pour le CEB, CE1D et CESS à 60%

À partir de juin, la note de passage pour les examens certifiants externes — CEB (à la fin de la sixième année), CE1D (à la fin de la deuxième secondaire) et CESS (à la fin de la sixième secondaire) — sera portée à 60 %, contre 50 % auparavant. Pour réussir le CEB, les élèves devront atteindre au moins 50 % dans chaque matière évaluée (français, mathématiques et connaissances générales) et une moyenne générale de 60 %. Pour le CE1D et le CESS, un minimum de 60 % dans chaque matière est requis.

Cette augmentation du taux de passage sera accompagnée de mesures de soutien personnalisé renforcées pour les élèves identifiés comme ayant des difficultés.

Introduction d’un socle commun de compétences en première secondaire

Après la mise en place des changements dans l’enseignement maternel et primaire, un nouveau socle commun sera introduit en première année de l’enseignement secondaire cette année. La majorité MR-Engagée a décidé d’ajuster l’organisation de ce socle par rapport aux plans initiaux présentés dans le Pacte pour l’Excellence de l’Éducation.

La première année comptera six périodes consacrées au français et aux langues anciennes, cinq périodes de mathématiques (une de plus que prévu), quatre périodes de langues, trois périodes de sciences, quatre périodes d’histoire et de géographie, ainsi que deux périodes pour les études numériques et une pour l’éducation manuelle, technique et technologique. Chaque élève bénéficiera également de deux périodes de soutien personnalisé pour faciliter sa transition de l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire.

La première année différenciée, qui accueillait auparavant les élèves ayant échoué au CEB, sera supprimée, avec ces ressources redirigées vers un soutien accru pour les élèves rencontrant des défis plus importants.

De plus, pour introduire les jeunes élèves au monde du travail, la première année de l’enseignement secondaire comprendra deux jours consacrés à l’exploration des carrières.

Amélioration des mesures contre le décrochage scolaire

Les nouvelles initiatives visent à améliorer les stratégies de lutte contre le décrochage scolaire. L’objectif est d’intervenir plus rapidement auprès des élèves concernés pour les aider à se reconnecter avec l’éducation. Des mesures de suivi améliorées et des rôles plus clairs pour toutes les parties prenantes faciliteront la coordination des efforts. De nouveaux outils de vérification de la présence seront également mis en œuvre.

Interdiction des symboles religieux pour le personnel dans les écoles publiques

Dès cette année scolaire, des règles plus strictes concernant la neutralité s’appliqueront au personnel des écoles publiques, interdisant l’affichage visible de symboles religieux. Cette politique concerne les enseignants, les membres de la direction, les éducateurs, le personnel administratif et tout le personnel de soutien, y compris les agents d’entretien et le personnel des centres psycho-médico-sociaux, bien qu’une exception soit faite pour les enseignants de religion et d’éthique.

En particulier, le port visible de voiles, de croix ou d’étoiles de David sera prohibé, ainsi que les vêtements ou accessoires signifiant des croyances politiques ou philosophiques.

Cette mesure s’applique à toutes les écoles des réseaux officiels, à savoir WBE (Éducation Wallonie-Bruxelles), les écoles municipales et provinciales, ainsi que les écoles indépendantes non confessionnelles. Les écoles indépendantes confessionnelles sont exemptées de cette réglementation.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Don't Miss