Au siège de la police de Charleroi, une équipe de six policiers surveille un immense écran affichant les images des caméras de surveillance. La zone est équipée de 223 caméras urbaines qui permettent aux autorités d’observer les mouvements des différents individus dans les rues, selon le chef Laurent Van Doren.
Équipé d’un petit oreillette, le commissaire Frère, responsable de l’unité canine, maintient une communication constante avec les équipes sur le terrain, déclarant : « Pour l’instant, c’est calme. » Mardi, la police de Charleroi a procédé à trois arrestations administratives, un chiffre nettement inférieur à celui des jours précédents. Vendredi, 48 personnes avaient été interpellées, dont 42 mineurs. Bien que la situation semble se stabiliser, Laurent Van Doren reste vigilant alors que de nouveaux appels à la manifestation circulent sur les réseaux sociaux. Il a remarqué : « Nous jouons à un jeu de chat et de souris. Les jeunes se déplacent en petits groupes et sont très mobiles. » Cette tendance n’est pas nouvelle, car les forces de l’ordre sont confrontées à un type spécifique de manifestation qui a émergé ces dernières années, caractérisée par un manque de revendications claires ou d’organisation. Van Doren a ajouté : « Nous faisons face à une ‘nouvelle façon de manifester’ : il n’y a pas de revendications claires, ni vraiment d’organisateur. Nous devons gérer une série d’événements sur le vif. »