À Herstal, environ une vingtaine d’élèves bloquent l’entrée de l’école IPES pour protester contre les récentes réformes éducatives. Parmi eux se trouve Jenny, une élève en terminale, qui a exprimé ses préoccupations : « Nous avons décidé de bloquer aujourd’hui parce que nous n’approuvons pas les réformes et ce qui se passe, y compris les licenciements d’enseignants et les frais de scolarité de 1.200 euros. Cela pose vraiment un problème pour nous en tant qu’étudiants, étant donné que nous cherchons des petits jobs, mais nous ne trouvons rien. Cela complique le financement de nos études l’année prochaine, surtout si nous envisageons de poursuivre des études supérieures, ce que je compte faire, même si je suis encore indécise sur ma filière. »
Jenny a ajouté que les licenciements ont des effets tangibles sur leur éducation : « Nous avions déjà des problèmes de disponibilité des enseignants, mais maintenant que plusieurs ont été licenciés, cela complique encore plus les choses. Par exemple, nous n’avons que deux enseignants pour notre matière, et parfois nous finissons par revoir des éléments que nous avons déjà abordés. Nous leur en parlons, ils comprennent, mais nous continuons à revoir les mêmes choses. »
Un mouvement né sur les réseaux sociaux
Selon Jenny, les élèves ont pris connaissance du mouvement par le biais des réseaux sociaux : « Nous avons principalement utilisé les réseaux sociaux. Cela circulait partout. Nous avons décidé de nous mobiliser avec l’école et plusieurs élèves juste pour essayer de bloquer notre établissement. »
La protestation devrait se poursuivre tout au long de la semaine, mais l’année académique des élèves est en jeu. « Nous prévoyons de maintenir cette action jusqu’à la fin de la semaine, mais au-delà de cela, je ne sais vraiment pas. […] Cela pourrait compromettre notre année parce que nous sommes en terminale. Si nous devenons des élèves libres avant même novembre ou décembre, ce sera vraiment compliqué, et nous devrons redoubler. »
À d’autres endroits, la situation reste calme, y compris dans les gares de Verviers et de Liège, où des rassemblements étaient prévus.
L’objectif est que le mouvement reste pacifique.
L’entrée de l’Athénée Léonie de Waha est également bloquée par des étudiants. Parmi eux se trouve Alexis, un élève de troisième secondaire. « L’idée est de bloquer l’athénée parce que c’est une école communautaire, ce qui attirera davantage l’attention de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous sommes ici pour exprimer des revendications claires, contre le décret de programme et l’augmentation des tarifs des transports. Nous n’avons pas l’intention d’entrer dans l’école, et cela pourrait durer un mois ou deux… jusqu’à ce qu’il y ait au moins un petit changement et qu’ils nous entendent. Ici, nous faisons déjà entendre notre voix. La ministre Glatigny ne reconnaît pas que nous voulons être entendus, disant qu’elle se fiche de nous ou ne se concentre que sur les fauteurs de troubles. Ce n’est pas la solution. Nous devons aussi montrer que des mouvements pacifiques existent, et l’objectif est de rester pacifiques, » a conclu Alexis.
À Liège, la police est présente, avec des camionnettes et une camionnette de pompiers en attente près du poste de police de la rue Natalis.