Contrairement à une idée reçue, la canne blanche n’est pas utilisée par toutes les personnes vivant avec un handicap visuel. Selon une enquête réalisée par la Ligue Braille il y a deux ans, 75 % des personnes aveugles l’utilisent, contre seulement 45 % de celles qui souffrent de malvoyance. Ces chiffres révèlent une réalité plus nuancée que l’image souvent véhiculée.
Adopter la canne blanche nécessite d’abord de surmonter un obstacle psychologique. « Franchir ce pas n’est pas du tout facile. Il faut d’abord accepter ce handicap, » explique Julie Dahlem. De nombreuses personnes attendent d’être réellement gênées dans leur vie quotidienne – par exemple, en étant incapables de faire leurs courses de manière autonome – avant de se tourner vers cet outil. C’est une étape difficile, mais souvent libératrice.