Le porte-parole de la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V) a été inculpé pour violation du secret professionnel dans le cadre du dossier I-Police. Selon les informations du Soir et du Standaard, révélées ce mardi, il est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir des informations confidentielles sur l’enquête judiciaire concernant l’échec de ce vaste projet informatique de la police belge.
Le collaborateur du cabinet ministériel aurait cherché à recueillir ces renseignements auprès de la porte-parole néerlandophone du parquet de Bruxelles. Cette dernière a également été inculpée pour violation du secret professionnel.
I-Police au cœur de l’affaire
Au cœur de l’affaire, le projet I-Police, lancé pour moderniser les outils numériques des polices locale et fédérale. Doté initialement d’un budget de 299 millions d’euros, le programme avait été abandonné en décembre dernier, après avoir englouti plus de 75 millions d’euros sans résultats à la hauteur des investissements.
Le contrat avait été attribué en 2021 à l’entreprise française Sopra Steria par Annelies Verlinden, alors ministre de l’Intérieur. Depuis, la police fédérale a engagé un bras de fer judiciaire avec la société, à laquelle elle réclame 244 millions d’euros, dommages et intérêts compris.
La ministre de la Justice n’aurait “connaissance d’aucune information”
Interrogée sur l’inculpation de son porte-parole, la ministre de la Justice affirme n’avoir “connaissance d’aucune information” laissant penser que son collaborateur aurait exercé ses fonctions autrement qu’avec diligence et dans le respect de la loi.
I-Police, ministre de la Justice, Annelies Verlinden, violation du secret professionnel, projet informatique police, Sopra Steria, bras de fer judiciaire