Lors d’un camp d’entraînement, un jeune gymnaste a été confronté à un choix imposé par le club et l’entraîneur : s’hydrater ou participer au camp. À l’époque, il avait 16,5 ans et pratiquait le jeûne avec l’accord de ses parents. Finalement, il a choisi de quitter le camp et a ensuite intenté une action en justice auprès d’Unia, l’institution inter-fédérale de lutte contre la discrimination, contre la Royal Forestoise Gymnastics Association, invoquant une discrimination interdite par le Code de l’égalité de Bruxelles.
Les procédures en référé ont statué en faveur du gymnaste, soulignant que « le choix imposé par le club créait une différence de traitement entre les gymnastes qui choisissent de s’hydrater et ceux qui ne le font pas. » Cependant, la décision a reconnu que les objectifs du club étaient « légitimes », car il visait à « assurer la santé des gymnastes » et à « protéger sa responsabilité civile. » Néanmoins, la Royal Forestoise Gymnastics Association aurait dû adopter des méthodes alternatives « plus respectueuses des droits de l’athlète. » Selon le tribunal, le club aurait dû exiger un certificat médical attestant que le gymnaste était apte à participer malgré le jeûne du Ramadan. Le club aurait également pu adapter son entraînement pour tenir compte de l’état physique du jeune athlète ou demander une décharge de responsabilité à ses parents.