Aujourd’hui: Nov 04, 2026
Chaîne humaine contre la violence étatique à Bruxelles

Chaîne humaine contre la violence étatique à Bruxelles

Aujourd’hui, le Palais de Justice de Bruxelles a été encerclé par une « immense » chaîne humaine, symboliquement entourée d’un ruban en plastique portant l’inscription « Stop aux visites domiciliaires ». Plus de 2 000 participants, selon les organisateurs de l’initiative, ont passé le ruban de main en main. Cette chaîne regroupait des individus de tous âges et origines, affichant des marques de solidarité à travers des mains ornées, qu’elles soient nues ou gantées, et même avec des ongles manucurés, rapportent des sources.

Le rassemblement a eu lieu à 17 heures sur la Place Poelaert, juste avant un vote prévu au sein du Parlement fédéral sur un projet de loi qui permettrait aux polices d’entrer dans des résidences privées sous certaines conditions et avec l’autorisation d’un juge, spécifiquement pour arrêter des personnes présentes illégalement sur le territoire.

Cette législation proposée suscite des controverses depuis plusieurs mois, faisant l’objet de critiques de la part de membres de la magistrature, de diverses associations et de l’opposition politique. Malgré la crise gouvernementale actuelle, la coalition au pouvoir Arizona devrait défendre son adoption demain.

Le texte, élaboré par la Ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a conservé sa structure particulièrement restrictive même après des amendements. Des inquiétudes persistent concernant ses implications pour les droits fondamentaux garantis par la Constitution, les critiques arguant qu’il pourrait aboutir à un modèle similaire à celui de l’agence controversée américaine de l’immigration et des douanes (ICE).

Appel au report

De nombreuses organisations, dont Ciré, BelRefugees, Médecins Sans Frontières, Amnesty International et la Ligue des droits de l’homme, se sont unies pour demander le report du vote jusqu’à ce que la situation gouvernementale soit clarifiée et que les objections légales soient pleinement examinées. Elles affirment qu’« un gouvernement ayant démissionné ne devrait pas précipiter le vote d’une loi qui menace nos libertés fondamentales » et mettent en avant leurs préoccupations concernant le calendrier législatif en période d’instabilité politique.

Lors de l’événement, des images de plus de 55 rassemblements simultanés à travers la Belgique ont été projetées sur un écran géant. Un intervenant a souligné : « Cette chaîne n’est pas un spectacle ; c’est un bouclier contre la violence de l’État. » L’atmosphère était visiblement pacifique, imprégnée de détermination et d’espoir.

Le prochain rassemblement prévu évaluera la situation suite au vote parlementaire, réunissant divers acteurs en solidarité avec ceux qui s’opposent à la législation proposée.

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