Le nouveau data center géré par KevlinX à Neder-Over-Heembeek devrait consommer environ 140 000 mètres cubes d’eau par an, principalement issus de sources d’eau potable. Cette information a été confirmée par Bruxelles Environnement à Bruzz, selon des rapports.
Lynn Tobback, porte-parole de l’administration, a indiqué qu’environ 85 % de l’eau utilisée sur le site s’évaporera par les tours de refroidissement. Seule une petite fraction, environ 1 à 2 %, proviendra de la récolte des eaux pluviales. D’autres data centers bruxellois utilisent l’eau du canal, qui sert de source froide à travers des échangeurs thermiques ou indirectement via les condensateurs des systèmes de refroidissement.
75 % de la chaleur résiduelle valorisée
Bruxelles Environnement a défini plusieurs exigences imposées à KevlinX pour atténuer l’impact environnemental du site. L’opérateur doit garantir qu’au moins 75 % de la chaleur résiduelle générée par le data center soit réutilisée, en fonction de la demande du marché. De plus, des dispositions doivent être prises pour l’infrastructure nécessaire à un éventuel raccordement à un réseau de chaleur, comprenant des échangeurs thermiques et de l’espace pour des pompes à chaleur.
La question de la récupération de la chaleur avait été soulevée la semaine dernière par la députée bruxelloise Lotte Stoops (Groen). Elle a signalé qu’en dépit des bonnes intentions exprimées, aucun plan concret n’avait été présenté jusqu’à présent. Le 26 octobre, il a également été révélé que le data center pourrait représenter une consommation électrique estimée à 140 gigawattheures par an, soit environ 3 % de la consommation totale d’électricité à Bruxelles.
“Chaque mégawatt dédié aux serveurs ne peut plus être utilisé pour un hôpital” : un data center absorbera 3 % de l’électricité de Bruxelles
Les prochaines étapes du processus d’approbation pour le data center sont en attente.