Aujourd’hui: Sep 02, 2026
Le projet révisé de la carrière de Niaster réduit le volume de remblai en raison de préoccupations écologiques à Aywaille

Le projet révisé de la carrière de Niaster réduit le volume de remblai en raison de préoccupations écologiques à Aywaille

Un projet révisé vise à réduire le volume de matériaux exploitables de 447 000 mètres cubes à 188 230 mètres cubes, afin d’éviter de perturber des zones sensibles de faune et de flore sur le site, reconnu pour son intérêt biologique significatif.

Cette nouvelle proposition a reçu une dérogation en vertu de la Loi sur la conservation de la nature, marquant une étape préliminaire qui permet de considérer la demande de permis.

L’opposition s’exprime

Le conseiller communal Jean Close a déjà déposé un recours contre cette dérogation, étant l’un des premiers opposants au projet. « Je conteste la dérogation accordée car, pour l’obtenir, il faut d’abord prouver que la situation ne peut être évitée. Cela n’a pas été fait. En des termes clairs, je critique la commune pour ne pas avoir réalisé d’études d’autres sites afin d’établir que le projet pourrait se dérouler dans un emplacement moins problématique que la carrière de Niaster, » a déclaré Close.

Un autre point de discorde concerne la protection des oiseaux. « Une perturbation intentionnelle des oiseaux peut se produire, mais certaines conditions doivent être remplies pour ce faire, et les critères établis par la commune ne respectent pas les exigences légales, » a-t-il ajouté.

La commune défend sa position

Les autorités municipales rejettent les allégations selon lesquelles elles viseraient à créer une décharge. « Depuis des années, nous recyclons l’asphalte et les granulats lors de projets routiers et de construction, et seuls les sols qui ne peuvent pas être utilisés dans la construction sont placés dans ces sites, » a déclaré Dominique Simon, échevin des Travaux. « Malheureusement, de tels sites ne sont pas courants en Wallonie. C’est un peu mon combat, car si nous ne faisons rien, nous finirons par devoir utiliser des zones le long de la Meuse, ce qui entraînerait des coûts d’élimination beaucoup plus élevés, notamment en transport. »

L’augmentation du trafic de camions résultant du projet soulève d’autres préoccupations. Un comité, « Résidents de Niaster, » a été formé, soutenu par l’association « Occupons la terre. »

Une opposition publique manifeste

L’enquête publique, qui se clôturera le 1er septembre, a déjà reçu 570 lettres de réclamation.

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