D’après Cédric Petit, président de l’organisation non lucrative « Sauvons Bambi », le taux de réussite élevé des opérations de sauvetage animal cette année peut être principalement attribué à un engagement public accru. « Nous constatons que le public devient de plus en plus sensible au bien-être animal, » explique-t-il. Cette année, l’organisation a reçu plus de 200 candidatures de bénévoles désireux de participer aux missions de sauvetage. Cette montée du bénévolat a permis de former davantage de pilotes et d’élargir le champ géographique de leurs interventions.
Les conditions climatiques ont également eu un impact significatif. « Le temps a été plutôt mauvais jusqu’au 15 mai, ce qui a empêché les agriculteurs de couper leur première récolte avant cette date, » note Petit. Ce moment coïncide avec le début de la saison des naissances. Du 15 mai au 15 juin, la petite faune des plaines est particulièrement vulnérable. « Durant cette période, nous avons dû intervenir plus fréquemment et en plus grand nombre, » précise le président de l’association. Par conséquent, les interventions bénévoles ont augmenté semaine après semaine, permettant d’identifier et de protéger un plus grand nombre de faons des machines agricoles lors des récoltes de foin en fin de saison.