Le Conseil d’État belge a statué vendredi que le Trésor belge n’a pas l’autorité pour déverrouiller des actifs russes dans certaines conditions, selon un rapport de De Tijd. Ces actifs, toujours gelés, ont été initialement ciblés suite aux sanctions imposées en raison de l’invasion de l’Ukraine, affectant des entités telles que la BCS Bank, qui a contesté leur gel indirect via Euroclear, un gestionnaire de titres basé à Bruxelles.
Le Conseil a noté que le mandat du Trésor concernant le traitement des demandes de déverrouillage d’actifs de banques russes sanctionnées est mal défini, rendant complexe l’application des mesures existantes. En conséquence, cette décision soulève des incertitudes juridiques quant aux décisions antérieures prises par le Trésor dans des cas similaires, comme l’a indiqué De Tijd. Bien que le jugement ne conduise pas immédiatement ou automatiquement à la libération de ces actifs, il affaiblit la base légale des actions antérieures du Trésor, reflétant un examen en cours par le ministre des Finances, Jan Jambon, concernant les implications de ce jugement.
Cette situation met en lumière les complexités liées à la gestion des sanctions, en particulier alors que l’UE réévalue ses politiques au milieu des tensions géopolitiques actuelles. La décision du Conseil pourrait non seulement affecter ce cas individuel, mais établirait également un précédent sur la façon dont les autorités belges traiteront les futures demandes de déverrouillage d’actifs en lien avec des sanctions internationales.
Le Trésor évalue actuellement les implications de cette décision, tandis que le statut des actifs russes en Belgique reste incertain.