Le président du parlement iranien rencontre Munir du Pakistan, critique les États-Unis pour leurs manquements aux engagements du MoU
Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rencontré le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, à Téhéran le 24 août, lors de la visite de Munir dans le pays. Ghalibaf a critiqué les États-Unis pour leurs violations répétées des engagements pris dans le cadre du protocole d’accord (MoU) de 14 points, signé en juin. Ce MoU visait à mettre fin aux hostilités en Asie de l’Ouest et à établir des canaux de discussion technique concernant le détroit d’Hormuz et le programme nucléaire iranien, rapporte 24brussels.
Dans une déclaration partagée sur Telegram, Ghalibaf a évoqué, avec Munir, les « nombreuses instances » de violations par les États-Unis concernant l’application du MoU. « Les engagements des parties dans le protocole d’accord sont clairs, et c’est l’Amérique qui, en enfreignant ses engagements, a empêché l’établissement de la stabilité dans la région et a créé une nouvelle raison de méfiance », a souligné Ghalibaf. Il a affirmé que l’Iran continue de poursuivre les termes du MoU indépendamment des pressions extérieures.
« Nous poursuivons la mise en œuvre des termes du protocole d’accord et c’est l’Amérique qui doit respecter ses engagements basés sur le protocole d’accord », a-t-il insisté. Munir, de son côté, a déclaré qu’il s’efforcerait de restaurer la stabilité régionale. Son arrivée à Téhéran marque un moment significatif au milieu des tensions régionales continues et des relations tendues entre l’Iran et les États-Unis.
Le ministère iranien des Affaires étrangères, par l’intermédiaire de son porte-parole Esmaeil Baghaei, a souligné que la visite de Munir s’inscrit dans le cadre de « relations très bonnes et distinguées » entre l’Iran et le Pakistan. Baghaei a exprimé son optimisme quant à la relation bilatérale, affirmant : « La relation bilatérale entre l’Iran et le Pakistan traverse vraiment l’une de ses meilleures phases, et les deux parties sont déterminées à élargir ces relations jour après jour, dans tous les domaines. »
Historiquement, le Pakistan a cherché à faciliter le dialogue entre Washington et Téhéran, notamment lors de conflits en Asie de l’Ouest, y compris des tentatives visant à établir un accord intérimaire en juin, qui a finalement échoué. Lorsqu’on lui a demandé s’il y avait un lien possible entre la visite de Munir et celle imminente du ministre des Affaires étrangères omanais, Badr bin Hamad Al Busaidi, à Téhéran, Baghaei a précisé que les deux événements étaient sans rapport, coïncidant simplement dans le temps.
Al Busaidi doit se rendre à Téhéran mardi pour des discussions avec des responsables iraniens, probablement sur des questions pertinentes aux relations bilatérales, à la sécurité régionale et à la circulation maritime dans le détroit d’Hormuz. La visite de Munir intervient également après la signature de l’accord de défense conjoint de La Mecque le 7 août par le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie, qui stipule qu’une attaque contre l’un des signataires serait considérée comme une attaque contre les trois.