L’administration estime qu’en l’absence de mesures correctives, la Ville de Charleroi pourrait faire face à un déficit structurel de 140 millions d’euros en 2027.
En réponse, Charleroi a durci sa politique fiscale dans plusieurs secteurs publics, notamment par l’augmentation des impôts, l’élimination de certains services gratuits tels que la garde d’enfants, la réduction des subventions, l’augmentation des frais municipaux et, surtout, la non-remplacement de personnel communal. Au cours de la dernière décennie, l’effectif de la ville est passé de près de 2.900 à 2.300 équivalents temps plein (ETP), soit une diminution d’environ 20 %, dont 10 % a eu lieu au cours des 18 derniers mois.
Le Bourgmestre Thomas Dermine a tiré la sonnette d’alarme face à ces défis budgétaires. Malgré ces mesures, les prévisions indiquent un déficit significatif persistant, estimé à 97,5 millions d’euros en 2027 et qui pourrait atteindre 128 millions d’euros d’ici 2031.
Le message est clair : Dermine affirme que les mesures d’économie actuelles de la ville sont insuffisantes. Il souligne que le modèle de financement en vigueur pour les grandes villes comme Charleroi ne permet pas de sortir de cette spirale négative.