Le 8 février, aux alentours de 6h00, sept coups de feu ont retenti dans le parking d’une boîte de nuit après une bagarre impliquant Mohamed Barletta. Hors de lui, Barletta a quitté les lieux pour retourner à Boussu, où il tenait un snack-bar. Là, il a récupéré une arme à feu avant de retourner à la boîte de nuit et d’ouvrir le feu sur un véhicule, tirant au total sept balles, dont cinq ont atteint le véhicule.
Lors des procédures judiciaires, Barletta a reconnu avoir tiré, mais a nié toute intention de tuer. La question de l’intention était centrale dans les discussions, les parties civiles et l’accusation affirmant qu’elle était établie. En revanche, la défense, représentée par l’avocat Me Mayence, a soutenu que la trajectoire des balles ne témoignait pas d’un désir de tuer. Finalement, le tribunal a maintenu l’accusation de tentative de meurtre.
En prononçant une peine de neuf ans de prison, les juges ont noté les antécédents criminels significatifs de Barletta. Il avait été condamné en 2015 en lien avec l’incendie de la discothèque Premium à Mons, qui avait entraîné la mort d’un pompier, recevant une peine de cinq ans de prison, dont trois ans effectués. Son casier judiciaire comprend également de multiples affaires liées à la possession de drogue, à la violence et à l’utilisation d’armes à feu. Notamment, en 2015, il avait été arrêté pour avoir tiré plusieurs coups de feu à l’intérieur d’une autre boîte de nuit, également située à Quévy.